Nostalgie : c'était il y a ... !

Ici, vous trouverez des articles relatant des faits anciens, de courses ou autres, concernant des membres du club par tranche de 10 ans: il y a 10 ans, 20 ans, 30 ans ...etc, ou éventuellement 5 ans.

Si des membres du club ont des articles de presse, des photos... etc, d'un évènement les concernant vieux d'au moins  10 ans merci de me les faire passer.

Les jeunes il va falloir attendre un peu... !! Lol ! Mais j'espère bien pouvoir en relater vous concernant dans les années à venir...

1er Mai 1990

Championnat du Vaucluse "4et5": qui suis-je ?

Vainqueur devant Taillefer, Faure, Lozano, et son frère
Vainqueur devant Taillefer, Faure, Lozano, et son frère

1er Mai 2016

      C'était il y a 26 ans, quasiment jour pour jour; 26 ans avant un certains "Circuit Minier" de 2016 !

Il venait de reprendre le vélo l'année d'avant, après un arrêt de 9 ans, et ce jour-là, 1er Mai 1990, il s'alignait au départ du championnat du Vaucluse FFC des "4ème et 5ème caté" qui se déroulait à Ste Cécile-les-Vignes sur un beau circuit de 10 kms à parcourir 8 fois avec une bosse comme il les aimait...! Il les aime encore un peu... !

Avec 96 partants, la course avait été animée de bout en bout, et les nombreuses tentatives d'échappée avaient été chaque fois réprimées.

Mais à deux tour de la fin un "coup" de 4 coureurs était enfin parvenu à se faire la belle et semblait parti pour la "gagne". Il y avait là le Cavaillonais Lozano, déjà plusieurs fois champion départemental, l'Orangeois Faure, déjà vainqueur de plusieurs course, l'Aptésien Taillefer, champion d'Europe de VTT descente, et il y avait aussi son jeune frère Bruno.

Dans la dernière ascension vers Lagarde-Paréol, il sortait en force, et après un gros effort, il revenait sur l'échappée à moins de 3 km de l'arrivée. Juste le temps de récupérer un peu et voilà déjà le sprint qui se profilait. Taillefer lançait les hostilités de loin, de trop loin...! Bien calé dans la roue, notre "inconnu" déboitait aux 150m et l'emportait largement devenant ainsi champion du Vaucluse 1990.

Peut-être aurez-vous reconnu de qui il s'agissait...

De toute manière il n'a pas changé...!! Lol !


     Dix ans plus tôt, début 1980, quelques semaines avant d'arrêter le vélo (définitivement disait-il !) il s'imposait en solitaire sur la course routière des Angles après avoir laché ses deux compagnons d'échappée dans la montée finale. Dans le classement vous reconnaitrez au moins un autre nom que vous côtoyez encore aujourd'hui...!

Il pensait à l'époque, alors agé de 25 ans, que c'était sa dernière victoire... Il n'aurait jamais imaginé que quelques décennies plus tard il y en aurait d'autres... Il n'imaginait même pas qu'il remonterait sur un vélo un jour... et pourtant !! Et là, vous reconnaissez ?

Les photos ici

Il y a 38 ans jour pour jour...

Grand Prix d'Aigues-Vives: qui est-ce ??

                                                         23 Mai 2014

Dans la cote de Montagnac: seul au monde
Dans la cote de Montagnac: seul au monde

Il avait quelques années de moins, il était junior et n'avait pas encore 18 ans mais les traits n'ont pas changé.

Ce jour là, le 23 Mai 1976 (jour de la St Didier !), il avait fait le déplacement à Aigues-Vives pour prendre le départ de cette superbe course routière de 120 kms, comme on en faisait encore à l'époque. Une course qui amenait les coureurs du coté d'Anduze avant de revenir vers Aigues-Vives en passant, entre autres, par la "célèbre" côte de Montagnac.Après une vingtaine de kilomètres en peloton, avec toute la fougue de sa jeunesse il avait placé "une mine" et s'en était allé seul. Il restait près de 100 km jusqu'à l'arrivée, mais qu'importe...

Les fleurs après l'effort...!
Les fleurs après l'effort...!

Le solide poulain de l'AVC Nimes, cher au président Ranc, ne se posait pas de question à l'époque et fonçait tête baissée vers Anduze, puis arrivé à la "Porte des Cévennes" il mettait la barre à gauche et entamait le retour vers Aigues-Vives. A une trentaine de bornes de la ligne, il "avalait" la sévère côte de Montagnac et pouvait ensuite filer toutes voiles dehors vers la banderolle d'arrivée qu'il franchissait en superbe vainqueur loin devant le peloton des poursuivants... Comme on dit dans le milieu, il avait fait un grand numéro qui aurait du en annoncer d'autres, d'autant plus qu'il était aussi brillant sur piste puisque quelques semaines auparavant il avait remporté une réunion sur piste au nez et à la barbe du "cador" régional de l'époque Christian Gibelin.

Vainqueur sur piste devant Gibelin
Vainqueur sur piste devant Gibelin

Mais déja à l'époque il était un peu "testoulard" et arrêtait peu de temps après le cyclisme pour se tourner vers la course à pied, où il excellait, remportant de nombreuses courses, puis vers les sports mécaniques: side-car vitesse où il obtint le titre de champion de France en 1984 et rallyes automobiles, toujours avec succès.

Quelques dizaines d'année plus tard, on l'a vu revenir avec plaisir au vélo et au club. Toujours avec un gros moteur... Mais il est le seul à ne pas s'en rendre compte...!! Lol!

Pour ceux qui ne l'auraient pas encore reconnu, il s'agit bien sur de Bernard Bouzige... Toujours aussi "testoulard" mais avec qui on prend plaisir à rouler...!

Champion de France en 1984
Champion de France en 1984

Il y a 40 ans...

Mondragon: GP Félix Granero

Le reconnaissez-vous ??

Avant le départ avec son pote Alain
Avant le départ avec son pote Alain

7 Avril 2014... Il y a 40 ans jour pour jour !

Le temps est agréable en ce Dimanche 7 Avril 1974, jour des Rameaux, et le printemps est bien installé sur le Vaucluse et plus particulièrement sur Mondragon où va se disputer le Grand Prix Félix Granero sur l'attractif circuit de "St Ariès". Une course FFC réservée au "3", "4" et juniors empruntant une boucle de 16km à parcourir 6 fois avec l'ascension de la côte de St Ariès, une"jolie" et sinueuse ascension de 2.5 km relativement pentue, suivie d'un retour vallonné et d'une rapide et technique descente sur Mondragon. A l'époque une des plus belles courses de la région.

Et les coureurs ne s'y sont pas trompés. Ils sont plus de 130, venus des comités de Provence, Languedoc, Dauphiné-Savoie, Rhone-Alpes...etc, à se presser sur la ligne de départ sur le coup de 14 heures. Tout le monde veut être "placé" ! Seul un coureur de l'UC Avignon n'a pas l'air de se prendre la tête: il y a 6 tours de circuit, près de 100 bornes, et donc tout le temps de remonter pourvu que ça ne parte pas à bloc. De plus le départ se fait en direction de Bollène sur une grande route de près de 4 km: largement suffisant pour se replacer se dit-il.

Mais c'était sans compter sur la voiture ouvreuse: au bout d'environ un kilomètre, mal aiguillé par un signaleur, elle tourne à droite sur une petite route, suivie du peloton encore bien compact. Manque de bol, au bout de 200 m se trouvait un tout petit pont enjambant une roubine et trop étroit pour permettre le passage d'une voiture ! Panique chez les organisateurs et les coureurs: la voiture bloquée à l'entrée du pont devait obliger le peloton à mettre pied à terre. Un motard parvint malgré tout à passer, suivi par les coureurs, à pied ou en vélo, dans une confusion totale. Et de compact, avant le pont, le peloton se retrouva éparpillé tel un long serpent de plus de 500m. Tout le monde est à fond, l'ascension est déja là et notre "insouciant" est à 200 m de le tête...! L'ascension est terrible, et à la bascule le peloton est scindé en trois. Dans le premier "paquet" plus que 50 coureurs ! Après 6 km de course, 80 concurrents sont déja "out" ! Mais pas notre Avignonnais qui, au prix d'un gros effort, a pu réintégrer la tête.

Le rythme de la course ne baisse pas et au fil des tours et des ascensions de "St Ariès" le groupe de tête continue à perdre des unités, tant et si bien qu'à l'amorce du dernier tour il ne reste qu'une petite trentaine de concurrents pouvant jouer la "gagne".Et parmis eux tous les favoris, dont celui qui réunit tous les pronostics: Denis Thurin déja vainqueur à plusieurs reprises depuis ses débuts tonitruants en cadet.

Dans la dernière ascension, ce dernier place une "mine" d'un autre monde dès le début et prend quelques mètres; mais un groupe revient, avec le coureur "Gitane" de l'UC Avignon, et c'est lui qui en met une dans le derrnier kilomètre de la bosse. Le trou est fait mais il reste huit kilomètres et à six bornes de la "ligne" tout est à refaire: une trentaine de coureurs sont encore dans le coup. Le coureur de la cité Papale, ayant besoin de récupérer,se laisse glisserà l'arrière, et c'est en queue de paquet qu'il attaque la sinueuse et rapide descente qui conduit à l'entrée du vllage. Au terme de celle-ci, alors qu'on rentre en file indienne dans les rues de Mondragon à 60 à l'heure, il est toujours en trentième position: et il reste moins d'un kilomètre ! Il se dit alors qu'il est temps de lacher les chevaux et il se lance dans une improbable remontée dans les rues tortueuses du village. Dans le dernier virage à angle droit, à 150 m de la banderolle, prenant tous les risques il vire en huitième position et au prix d'un final incroyable il vient "ajuster" un Thurin incrédule, un Thurin qui, avec deux longueurs d'avance à 15 m de la ligne, pensait avoir course gagnée.

Il venait de faire une "Guimard", en référence à l'arrivée au sommet du Revard lors du Tour 1972 lorsque Guimard vint "sauter" sur la ligne Eddy Merckx qui avait déja levé le bras, croyant avoir gagné..! Voir ici (photo 39)

Lors de la remise des bouquets, Thurin n'y croyait toujours pas...!

Lui et moi avions débuté ensemble en cadet, et au fil de nos échappés communes étions devenus "potes". Il devait malheureusement perdre la vie en course deux ans plus tard alors qu'il était en 1ère catégorie et pouvait envisager de passer professionnel.

Pour ceux qui ne l'auraient pas reconnu sur les photos, le coureur Avignonnais, vainqueur de ce GP Félix Granero, n'est autre que votre "webmaster préféré" avec un peu plus de cheveux et un peu plus de jambes...! Lol!

 C'était une de mes premières courses en seniors et ma première victoire sur ce circuit de Mondragon que j'adorais, et qui serait suivie de deux autres en 1976 et 1977. Il aurait du y avoir aussi 1975, mais un bris de dérailleur dans la dernière montée me "rejetait" à la 3ème place.

Déja 40 ans...! Wouaooooh ! Je viens de prendre un coup de vieux...!

PS: Du beau monde dans le classement, en particulier JF Rodriguez futur équipier d'Hinault chez "Renault"

Il y a 20 ans...

Puyméras: Championnat de Provence FFC

Le reconnaissez-vous ??

Les coureurs de l'UCA avec le président Robert:T. Larnac, L. Christol, C. Joly, JC Lecouls, F. Véra, P. Forestier. Accroupis: Gisèle Larnac, Chantal Lecouls et les enfants Loris Larnac (devenu un "cador" régional) et Sébastien Héraud (mon fils)
Les coureurs de l'UCA avec le président Robert:T. Larnac, L. Christol, C. Joly, JC Lecouls, F. Véra, P. Forestier. Accroupis: Gisèle Larnac, Chantal Lecouls et les enfants Loris Larnac (devenu un "cador" régional) et Sébastien Héraud (mon fils)

19 Décembre 2013

La journée s'annonce belle et chaude en ce Dimanche 30 Mai 1993 sur le pays Voconce et plus particulièrement sur Puyméras, charmant petit village Vauclusien situé à quelques km de Vaison-la-Romaine.

C'est ici qu'en ce week-end de Pentecote, et 4 jours après le sacre Européen de l'Olympique de Marseille, le comité FFC de Provence a décidé de faire courir le championnat régional des 3eme catégories. Sur ce circuit de 20 kms particulièrement exigeant, grimpant jusqu'au village perché de Faucon, redescendant sur St Romain-en-Viennois et flirtant avec la Drôme Provencale, la course s'annonce difficile et seul un coureur costaud devrait s'imposer.

Au village départ les pronostics vont bon train et les connaisseurs sont unanimes: leur faveur se porte vers l'espoir de l'ES Cavaillon Jean-Yves Jullian, déja vainqueur de plusieurs courses, mais quelques outsiders se dégagent du lot, dont les coureurs de l'UC Avignon du président Robert.

Pendant 1 an il va courir avec "le maillot"
Pendant 1 an il va courir avec "le maillot"

Dès le départ donné aux 102 coureurs, les prévisions se confirment: la course va être impitoyable. Le grand favori, Jullian, multiplie les attaques, mais, "marqué à la culotte" il ne peut faire la différence, alors que le peloton s'est complètement disloqué sous ses coups de boutoir.

A mi-course, la chaleur, le rythme élevé et la difficulté du parcours ont fait leur oeuvre... Le peloton est éparpillé, il y a des coureurs partout et les abandons se multiplient.

Tant et si bien qu'à l'amorce du dernier tour ils ne sont plus qu'une poignée à pouvoir prétendre au titre régional lorsque se présente l'ultime ascension vers Faucon: tous les favoris sont là dont un coureur Avignonnais.

Au milieu de la montée ce dernier place une violent attaque, à laquelle les favoris ne peuvent répondre, et il rejoint le coureur de Martigues, Rollain, seul en tête depuis un moment.

Au bout de la souffrance et champion de Provence.
Au bout de la souffrance et champion de Provence.

Conjuguant bien leurs efforts, ils résistent aux poursuivants et se présentent ensemble dans le dernier "coup de cul" précédant la longue ligne droite montant vers l'arrivée.

Dans cet ultime raidard, le représentant de l'UC Avignon, craignant un sprint à deux, tente une dernière attaque  et parvient à décrocher le Martégal. Le dernier km est une véritable poursuite, mais l'Avignonnais résiste et, au bout de la souffrance, c'est en champion de Provence que Jean-Claude Lecouls ( et oui, c'est bien de lui qu'il s'agit...) franchit la ligne; il a à peine la force de lever le bras...!

Un super podium...
Un super podium...

Sous la banderolle, il a conservé 11 secondes sur le Martégal alors que le grand favori, Jullian, termine à 27 secondes, et complète le podium, suivi de Pons et Céaglio tous deux de l'AVC Aix. A la neuvième place on trouve l'ami Roland Turc, autre "nom" du cyclisme régional, qui nous a malheureusement quitté il y a peu, vaincu par la maladie.

Sur le podium, à l'heure des récompenses et de la remise du maillot, Jean-Claude, nouveau champion de Provence, faisait l'unanimité chez les suiveurs et tous les connaisseurs tant il était apprécié dans le milieu cycliste qui aime bien les coureurs sympas et "réglos"...

Pendant un an, il allait pouvoir courir avec le maillot distinctif aux couleurs de la Provence.

Et oui, c'était il y a 20 ans... Déja !!

En cyclisme le plus dur c'est de durer.... Réussi pour JC !!

Photos et coupures presse avec classement ici